SOIRÉE BRAHMS

Johannes BRAHMS :

Sextuor n°1 en si bémol majeur op.18
Sextuor n°2 en sol majeur op.36

Kristi Gjezi, Mary Randles : violons
Bruno Dubarry, Juliette Gil : altos
Sarah Iancu, Élise Robineau : violoncelles

Sept ans séparent la composition de ces deux Sextuors : le premier est joué en 1860, et le second en 1867. Si les deux œuvres témoignent, chacune à leur manière, de la maîtrise du compositeur, elles permettent d’apprécier deux faces de celle-ci. Le premier a été surnommé « Frühlingssextett », et c’est bien toute la fraîcheur d’une inspiration printanière qui s’exprime dans ses quatre mouvements. Brahms, à son habitude, ne bouleverse pas les structures établies depuis les classiques viennois, c’est-à-dire Haydn et Beethoven, mais il y introduit un lyrisme très juvénile et des réminiscences populaires dont il aime émailler ses œuvres, qu’elles soient vocales ou instrumentales.
Dans le second Sextuor, son style devient plus complexe, et c’est ce qui a troublé ses contemporains. En effet, l’écriture est dense, et le style fugué est employé à plusieurs reprises. On remarquera que les deux mouvements lents de ces pièces de musique de chambre s’appuient sur le principe du thème et variations, exercice que Johannes Brahms pratique à la perfection. En revanche, on entendra plus difficilement l’allusion thématique à Agathe von Siebold, « la-sol-la-si-mi », dont Brahms était amoureux à l’époque…

Joëlle Farenc

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