Lundi 8 octobre 2012 à 20h00

AMITIÉS FRANCKOPHONES

César FRANCK : Quintette pour piano et cordes en fa mineur

Ernest CHAUSSON : Concert pour violon, piano et quatuor à cordes en ré majeur op 21

Eugen TICHINDELEANU, Violon
Sébastien PLANCADE, Violon
Stéphane GUIOCHEAU, Violon
Bruno DUBARRY, Alto
Vincent POUCHET, Violoncelle
Dominique PLANCADE, Piano

 

On pourrait penser à première vue que le fatal pédalier soit le lien entre César Franck et Ernest Chausson : en effet, le premier fut un organiste de grand talent, titulaire des orgues de Sainte-Clotilde et le second un brillant musicien, trop tôt ravi à une carrière prometteuse de compositeur par une chute mortelle à bicyclette. Ce sont plutôt des affinités musicales qui les réunissent sous la même bannière, celle du renouveau de la musique instrumentale française à la fin du XIXe siècle, renouveau dont Franck est l’un des plus talentueux protagonistes. C’est sans nul doute dans ce quintette exécuté pour la première fois à Paris en 1880 que l’aspect tourmenté de la personnalité de son auteur apparait le plus nettement. Rappelant par la densité de sa sonorité celle de l’orgue, l’œuvre  utilise la répétition des motifs jusqu’à l’obsession, créant ainsi une atmosphère oppressante très symboliste. Ernest Chausson n’a jamais caché tout ce qu’il devait à César Franck, et il déclara qu’il n’aurait pu écrire ce Concert pour piano, violon et quatuor à cordes (donné avec succès en 1892 à Bruxelles, puis à Paris) sans l’admiration qu’il professait envers ce dernier : l’écriture est raffinée mais puissante, et le procédé cyclique cher à Franck est bien présent. Mais, en écoutant la sicilienne, le deuxième mouvement, on se prend à rêver de la légèreté fauréenne…

Joëlle Farenc

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