Lundi 10 octobre 2011 à 20h00

Souvenir de Florence

Richard STRAUSS : Capriccio, Introduction pour sextuor à cordes, Métamorphoses
Piotr Ilytch TCHAIKOVSKY : Souvenir de Florence

Eugen TICHINDELEANU, violon
Alexandre DALBIGOT, violon
Bruno DUBARRY, alto
Camille BORSARELLO, alto
Vincent POUCHET, violoncelle
Benoît CHAPEAUX, violoncelle
Damien-Loup VERGNE, contrebasse

Souvenir de Florence, ou trois visages de la Mélancolie…Caprices et Métamorphoses.

La Mélancolie légère et voilée qui anime l’introduction de « Capriccio », le dernier  opéra (1942) de Richard Strauss composé sur une suggestion de Stefan Zweig. Un cas unique d’ouverture confiée à un seul sextuor à cordes (alors que la suite utilise l’orchestre symphonique complet), plaçant délibérément cet opéra sous le signe de la musique de chambre – donc de la musique des mots et du coeur.

La Mélancolie tragique des « Métamorphoses » (1945), dont l’héroïsme funèbre commémore le souvenir, non pas de Florence, mais plutôt de Munich et de toute l’Allemagne – le pays de Beethoven et de la Musique Allemande – anéantie par les bombes américaines.

La Mélancolie slave, c’est-à-dire inséparable d’une certaine joie, voire d’une certaine exubérance sans cesse menacées par les passions d’une âme fragile. Des (bons) souvenirs de la ville et du temps d’où surgit en 1890 et en six semaines la partition de « la Dame de Pique ». Et pourtant, la mélancolie de l’enfant Tchaïkovsky est devenue entre-temps, semble-t-il et pas seulement pour les Russes – presque un emblème de leur art national.

Serge Krichewsky

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